Je rêve souvent d’une maison.
Je ne la connais pas mais c’est toujours la même.
La plupart du temps, j’y suis poursuivie.
Je cours dans le dédale des couloirs, j’ouvre des portes et des portes.
Une nuit, c’est l’entrée que je ne trouvais pas.
Trop de haies écloses en condamnaient l’accès.
Un inconnu dans la pénombre m’a fait signe de le suivre.
Il montait les marches pavées de lauzes
d’un escalier creusé à même la terre.
Une de ses semelles (il avait des souliers de berger)
faisait des étincelles en claquant sur les pierres.
La dernière fois, l’océan était à la fenêtre.
J’encourageais un surfeur sur la crête d’un raz de marée.

1er juin 2017

 

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