à Pascale et Paul Vincensini

 

Vieilles lettres relues
comme un journal de l’intime.
Cachets de la poste faisant foi
du temps passé.
Reprendre les nouvelles anciennes des amis.
Certains sont des noms sans visage,
d’autres des visages sans nom.
Les essentiels sont toujours là,
j’en ai peu perdu en route, finalement.
Je me dis Nous existions donc comme ça ?
Avec nos belles histoires broyées d’avance.
Ecorchurées aux tessons
des lunes brisées de Neruda.
J’ai même trouvé trace des chèvres
que j’ai trait d’une lettre à l’autre.
Et même la flaque où Paul
laissa complaisamment une paire de bretelles.
Toutes ces amitiés feuilletées,
cachets de la poste faisant foi
du tant aimé.

 

28 mars 2017

 

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