J’ai des ombres lacées aux chevilles
Elles me suivent
déployées
comme une laisse de mer
ou me précèdent
à foulée longue
embusquées
dans les replis d’un silence à venir
Elles se calcinent
denses
au midi des jours bleus
mais s’enroulent alors
autour de mes poignets
Et le poème s’étrangle
en mots serrés
tordus
recroquevillés
Lueur minuscule
d’un bûcher d’allumettes

16 mars 2017

 

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