Retiens, retiens
les corossols aux grains d’ébène,
les étoiles de carambole,
le lilas à la fenêtre,
sa branche accoudée au rebord.
Retiens, retiens
La Si Mi Si sous tes doigts
se rembobinent et puis s’enfuient.
Elles se déroulent à reculons,
mes impressions
fugaces éparpillées sépia.
Reste un soleil sous apnée.
On ne peut pas figer le vent,
cette brise d’en vie que je te dois.
 

Février 2011

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