Un vieux texte de 2012 retrouvé. Je ne l’avais jamais mis dans mes volets. Ecoutez la mise en voix de mon amie Sabine Venaruzzo.


Faire comme si je ne savais pas l’impact de ma dérive
avec les radeaux des mots que j’improvise
les planches offertes des Salut, comment tu vas ? çà et là
qui naviguent sur le même océan
La nuit est habitée d’un peuple de veilleurs
la nuit est habitée de marées qui m’apprivoisent
À flot de solitude la mémoire vive d’une douleur ciselée
aux scalpels de luxe avec vue sur la mer
Toutes ces aspérités à l’origine des écorchures
les blouses blanches blues vertes
Tourbillon tourbillon je m’en viens déposer des Non
dans la spirale d’un carnet de voyage
lalala lalala lalala la lala
Une mélodie enfouie qui revient et tournoie
Je me noie
Tellement de marches à gravir ou dévaler
Avaler tout ce souffle qui me manque
Trouver de l’oxygène
La guitare silencieuse
Vas-y piano
Staccato d’un silence aux couleurs gyrophare
j’ai perdu le souffle de mes mains
j’ai perdu ta connaissance
Bien en deçà de ces reflets superposés
tous ces fantômes auxquels je t’abandonnais
À la mission de chuter coûte que coûte avec toi
il m’en coûtait trop j’ai failli.
Faire comme ci,
comme si pas.

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