Quinzième volet
Voyage…
Pot-pourri suite
Home Again from C. Daviles-Estinès on Vimeo.
Home Again: musique de Michael Kiwanuka
La fête du porc
Poupée fabricolée à l’effigie de la susdite
Ce week-end j’ai vu Anita.
Anita est mon amie depuis longtemps.
Nous n’avons pas élevé les cochons ensemble mais presque…
Elle se prépare à faire son bois pour l’hiver.
Elle a changé la bougie de sa tronçonneuse.
Elle a démonté, nettoyé et remonté le carbu, tiré sur le lanceur.
Sa Stihl démarre au quart de tour et ne tousse plus.
Satisfaite, elle arrête le moteur et s’apprête à affûter la chaîne de la tronço.
– Tu vas aller à la fête du porc ? C’est bientôt, non ? Me dit-elle
– La fête du porc ? Où ça ?
– Ben à Nice.
– Non ? Qu’est-ce que tu racontes ?
– Tu ne connais pas ? C’est le comble, c’est moi qui t’apprends ce qui se passe à Nice ! C’est qui, qui habite en ville maintenant ?
Il paraît que c’est bien. C’est Yann qui m’en a parlé, il y va tous les ans.
– …
– Pourquoi tu me regardes comme ça ?
– …
– Pourquoi tu rigoles ?
– La fête du porc à Nice… ! Tu vas y aller, toi ?
– Oh tu sais, moi, descendre à Nice…
– Mais c’est quand ?
– Je ne sais plus ce qu’il m’a dit, septembre ou octobre, je crois.
– Mais c’est pas trop tôt ?
– Qu’est-ce qui est trop tôt ?
– Mais la fête du porc… On ne tue pas les cochons en septembre ou octobre. A Nice, en plus !
– P.O.R.T. le port, espèce de plouc !
4 septembre 2011
Le vent
Corridor léger où s’engouffre l’automne
Et c’est comme une flambée dans l’ivre de l’instant
C’est la même musique
Une bourrasque de feuilles
Comme jupe qui bruisse
Dans le geste fugace et flamenco du vent
31 novembre 2014
Le poème emporté
Mouettes par poignées
échappées main du vent
Embruns de plumes et
soudain plus
Le ressac a brassé tout l’alphabet d’écume
Les oiseaux mots dispersés
c’est comme ça que tu
combler silences blancs
souffle aux nuages
Océan ciel
loin loin
leurs cris ta voix
23 novembre 2014
Extrait de L’or saisons aux Editions Tipaza
Train de nuit
La voie ferrée longeait la route
Que le fleuve bordait
Le tunnel de la nuit toussait des lampadaires
Des chapelets de phares
Des serpentins de feux
Des quais désaffectés mais noyés de lumière
Le fleuve, on ne le voyait pas
Mais on le savait là
Ce néant fluide entre deux rives
Pénombre capitonnée qui ne toussait rien
16 novembre 2014
Publié à La Barbacane n°99
Au soleil d’un dimanche
Le soleil coule encore à travers soir
C’est une lumière fluide qui circule entre nous
A l’intérieur de nous, peut-être
Je cueille l’épars des rires
– miettes de chaleur –
J’en aurai besoin plus tard
Plus loin
Plus seule
J’en ferai des mots à donner aux oiseaux
Une route pour revenir
2 novembre 2014
Les îles du matin
Petite histoire offerte à mon fils pour son 7ème Noël

La dent de la mare
Au pays de Gouloupatte




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Octobre 1999
Vive l’eau vive
Vive l’eau vive from C. Daviles-Estinès on Vimeo.
Musique: Magda de René Aubry
5 mai 2012
Démolition
Démolition from C. Daviles-Estinès on Vimeo.
Carmina Burana – O Fortuna
Carl Orff – André Rieu
30 avril 2012





















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