Volets ou vers

 

 

Une poésie à plusieurs volets
chaque volet ouvrant sur une période donnée

Chroniques

Tristes ou gaies, des histoires vraies

Dernières parutions…

L’avant-pays

Là-bas c’était l’arrière-pays
vu d’ici c’était avant la mer

L’avant-pays de la mer

mais une mer sans plage
et sans parasol ni transat

Il fallait l’imaginer, en bas dans les champs
sertie dans l’écrin d’une forêt vert sombre Marquises
le pot de géraniums aux fleurs rouge hibiscus
Et le parfum des pétunias dans l’air à chaque tombée du soir

Sens, disait l’enfant, ça sent trop trop pical

Le gui doré pendu au bras d’un peuplier

À propos de « Quand c’était où c’était comment ? »

Joëlle Pétillot, poète et romancière a lu mon livre, et voici ce qu’elle écrit :

Quand c’était où, c’était comment ? Parce qu’en ces temps troublés, poser les bonnes questions s’impose.
Celle-ci est énoncée en titre d’un ouvrage de poésie de Colette Daviles- Estinès, paru aux éditions HENRY, dans la collection « La vie comme elle va.»
Et rien ne lui va mieux que cette collection-là.
Parce que ce livre-bijou, pour l’essentiel autobiographique, empreint d’une poésie constante, ne s’en tient pas là. Sont pris ici et là, dans son filet d’aiguë regardeuse, des papillons multicolores, graves, souriants, rebelles, carrément drôles (oh, les chroniques petzouilles, les mots de son fils alors petit, les êtres de rencontres, improbables parfois, les anecdotes drolatiques, mais ne nous leurrons pas, c’est toujours de la poésie brute) ou douloureux, en témoignent des souvenirs d’hôpital où ne rentre pas une once d’auto-apitoiement gluant, juste des choses vues, entendues, vécues. Et toujours, cet art de tordre les mots, ce sens de l’image vive, cet art de parole visuelle:
Chronique sur le Taïchi :
« …ou alors comme ce matin, j’oublie. Il était déjà lundi et demi quand j’ai réalisé que c’était le jour… »
Au Gabon, épisode de piscine scolaire
« Des enfants, dans le grand bassin comme dans le petit, il y en avait à peu près six au mètre carré. J’étais une timide maigrelette, je ne savais pas nager dans ce bain de bras et de jambes… »
Et soudain, la forme du poème en vers libre revient, et porte loin, comme dans
ce « extraite » qui tord le cœur

« Aujourd’hui est plus qu’un sursis/ Aujourd’hui est une vie graciée »
(…)
« Le soleil baigne encore ce piano quelque part/ Où je peinais mes notes. »
J’ai déjà dit, il y a longtemps, combien la poésie de Colette Daviles -Estinès tenait en grande partie sa lumière de ce qu’elle compte de déracinement. Ce sont souvent des mots d’exil : « Je me dévide de moi-même », écrit-elle. Il me semble que beaucoup de ses écrits relèvent de ce fil d’ariane, à emprunter d’urgence pour la suivre, entre Afrique et sud de la France, entre mer et volcan, entre ville (Cet épisode hilarant où le bruit de sa pile cardiaque intrigue et amuse une jeune passagère dans le bus !) et campagne, pour notre plus grand bonheur.
Il faut la quitter, à regret, sur cette belle déclaration qui clôture la totalité d’un ouvrage pluriel, où le sourire, le rire, la malice ont aussi leur place, et bien remplie.
« Il faudra bien qu’un jour j’épouse ma vie. De plain-pied, sans basculer en arrière. »
©Joëlle Pétillot

 

 

Les poupées vaudouces 2025

Chers tous
Mes voeux sous forme de poupées vaudouces. Ce sont toutes les poupées fabricolées en 2025.
Tous les jours à tous points de vue, tout va de mieux en mieux… s’il vous plaît, s’il vous plaît ! A qui je demande ça ? Je ne sais pas. Je demande ça à la vie, la vache, la belle vache vie, qu’elle arrête de nous cabosser.
S’il vous plaît, s’il vous plaît, prenez soin de vous !