La pluie

La robe gonflée de vent noir Elle court staccato sur les toits Crépitent ses talons aiguilles   12 juillet 2017

Regain

j'aurais préféré bleus - tant pis - volets ouverts verts sur le bleu des lavandes sur le rose des tuiles sur le carillon des troupeaux j'extrapole j'attrape le désir au lasso des poèmes c'est une maison qui jazze crépuscule à la noce le tulle des nuages et la lune...

Le visiteur du soir

2 juillet 2017 La musique est de Jacques Pellen "Lament for the children"   3 juillet 2017

Je ne suis pas fou

j'ai vu tomber les miens dans la flambée des bombes et j'ai compté mes disparus j'ai compté et hurlé j'ai eu mal à la folie j'ai eu peur à la folie et j'ai fui follement mais je ne suis pas fou j'ai fui avec ma peur ma douleur ma mémoire et mon nom mon identité sans...

Cigales

De sauges en lavandesdes ruisseaux de vent secSoleil bleu de chauffeTss tss tzigales17 juin 2017In L'or saisons Editions Tipaza 2018 

Versant nord

Entre lèpre de graviers et tempête d'herbes seulement la boîte aux lettres mortes Viens n'habitons plus le versant nord des choses 16 juin 2017  

Bleu

Jour bleu torride compact Façade de ciel lisse Aucune prise pour les mots et j'écris que je n'écris pas Soudain l'invisible déchirure d'un avion à réaction Plaie ouverte et puissante dans la chair du silence Mais aucune trace Jour bleu torride compact   11 juin...

Le bracelet

Ce n’est pas grave de perdre un bracelet. Il nous reste le papier. Ce n’est pas grave, même s’il est en argent. Même si c’est un souvenir d’Afrique. Même s’il a une valeur affective.      – Ce n’est que du matériel, maman, dit Kin. Il dit ça mais je vois bien qu’il en...

Le grand silence blanc

Nos voix, nos regards toutes nos pages effrités miette par miette avalés dans le grand éboulement/sablier Chandelle soufflée l'une après l'autre petit à petit feu(e) Mais se propagent les passerelles et nous dansons dans la marge du grand silence blanc 3 juin 2017...

Fragments de rêves

Je rêve souvent d'une maison. Je ne la connais pas mais c'est toujours la même. La plupart du temps, j'y suis poursuivie. Je cours dans le dédale des couloirs, j'ouvre des portes et des portes. Une nuit, c'est l'entrée que je ne trouvais pas. Trop de haies écloses en...

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