Déjà
Encore au bord d’un presque ciel
Je suis au confluent des possibles à venir
Ce couloir tangible où je m’avance
Je sais quelque part un chemin d’horizon
Faisceau des noctiluques apportées par les vagues
Et les vagues se meurent
Et les étoiles s’éteignent
Dans un crépitement de sable silencieux
Déjà encore
Au bord d’un presque ciel
Une coulée de lumière de lune
Réverbère sur la mer un sillage d’étincelles
Reste l’or des poussières aux reflets malachite
Qui dansent dans les rafales d’un soleil naissant
Déjà encore au bord
D’un presque ciel
J’impatiente
C’est comme si la nuit était restée là-bas
Avec ses noctilunes noyées comme tout le reste
L’océan, les embruns, les mirages
Et le temps
Déjà encore au bord d’un presque
Ciel
Devant
Mai 2011
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