Carpe Diem
C'est un instant flotté entre ciel et matin. C'est un moment gagné à la mobile incertitude du vent. C'est une minute délivrée, comme ça, une seconde qui n'attend rien, en apesanteur sur la vie. L'heure où je ne dors rien du monde. ...
Sassandra
Des ombres sourdes miragent le sable éteint. Une interminable déchirure arrimée à mon paysage. Cigarette sur cigarette je brûle mes insomnies et tous les soleils périmés. La lune dérive dans l'océan, silencieuse froissée de vagues. Au bout du voyage regarder la lune...
La vivance
C'est plein d'étoiles essaimées dans mes nuits. Plein de ciel bleu-chardon au soleil des fleurs. Plein de bulles où s'irise la mémoire des reflets. Plein de musique au fond du vent et le vent au bout du monde. C'est plein de vivance dans ma vie. ...
Sérénité
Quand les ombres écloses débordent des cailloux quand la lumière inonde un seul versant du ciel quand l'imminence du soir dilue les horizons alors le goût du vent sur la peau ressemble à une pleine vague On se sent noyé et vivant ...
Givre
Lovée autour d'un point serré, serré, comme un éclat de givre, centre de gravité décentré, réfugié dans ma gorge. Un peu de moi, ce qu'il en reste, même plus vraiment de la détresse. Il reste tellement peu de rien, ça fond tout seul, ailleurs... Incohérence... ...
A l’enfant qui n’est pas né
J'aimais te vivre comme un soleil latent, un horizon vivant aux confins de mon corps. Je t'ai perdu comme on attend longtemps, vide immense dans mon ventre. Tu étais un vertige et tu étais si seul à basculer de ton rivage, mon enfant au silence, mon enfant à la nuit....
Levant
A perte de lumière les oiseaux seuls intermédiaires entre le couchant et la mer Là-bas où je n'attends plus il y aura levant. La nuit agglutine aux vitres un peu de rêves fanés-brûlants 1978
Jamais
C'est à Jamais que tu appartiens, aux heures filantes des étoiles. La lune traîne au petit jour. Elle a un goût de déjà vu et de trop tard. Tes mains courent sur la guitare, tes mains hantées de paysages. Le seul instant solide dans ce port inventé, c'est ce vieux...
Chantier
Tristesse diffuse Elle ne crie plus Elle ne bat plus aux tempes Elle se dépose et s'accumule sans faire d'histoires Elle ne va plus au fond des choses Et moi je reste moi l'affectif en chantier 1978
Tram away
Si je veux je peux Si je veux je peux mentir l'hiver Et le métal urbain des jours La brume fauve des harmattans Je l'invente Je l'invente si je veux J'en ai besoin, de mes déserts Quand chaque nuit qui passe s'éteint Quand le ciel se lève dans les vitrines Me faire...
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