La maison bleue

La maison bleue from komêo on Vimeo. J'avais une maison en pierres, la montagne devant les fenêtres, trois chiens accolés à mes pas. J'avais des bouquets de bambous dans la neige de mes hivers, un poêle à bois.   J'avais une maison ouverte à tous les vents de...

Pluie des mangues

Il pleut des chagrins dilués, des larmes salées, des rapides du Djoué. Il pleut des mangues aux joues découpées en petits carrés. Il pleut des brumes dorées, des aubes parfumées, des cigales d'été. Il pleut nos enfances noyées, des cauris divinatoires, dis-moi qui je...

Tournesols

J'écris les îles du matin, cette mer de brume en écharpe autour des sommets lumineux, j'écris les rivières de nuages, j'écris le vent.   C'est comme si tu m' avais repris, tous ces bouquets offerts cueillis. C'est comme si tu avais pillé les souvenirs de nos fêtes,...

Rat dégoût

Y a des gens qui marchent sur ma tête, et des lunes électriques fichées sur des poteaux. Des voitures se garent devant chez moi mais personne ne vient. D'ailleurs je n'ai plus un seul chien qui aboie. J'ai maintenant une clef pour ouvrir ou fermer mon accueil battant,...

Rideau

Tu as brûlé tes elles au feu des artifices. Crépuscule de ton carnaval. Le masque tombe. Rideau.   J'ombre chinoise, je perdure.   2010

Le miroir de givre

La nuit était comme un miroir, le givre comme des étoiles. La maison n'était encore qu'une lumière posée sur le flanc de la montagne. Ce n'était qu'un point incandescent, comme le rougeoiement d'une cigarette. J'ai marché longtemps, sur le chemin seulement éclairé par...

Au temps d’encoches

Je me souviens de cette amitié Tchad qui préféra noyer dans le Chari le secret de son ventre d'enfant-femme. Je me souviens de la route Léon M'ba et de ce chien qui a traversé, cet amour aux 15 ans solaires achevés là. Je me souviens Maya- Maya qui emportaient nos...

Afrique

L'instant où bascule la nuit, aube grise et moite, quand un voile de chauve-souris rabat un pan de ciel froissé sur le soleil des papayes.   1992

Minéral

Un soleil minéral au plus silence de l'aube Une eau de brume à peine froissée Y noyer les yeux comme un vertige à contre-torrent Abandonner   1987

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