Quinzième volet
Voyage…
Suivez mon regard
Premières pensées 2016 pour les aimés ici-haut perdus, éperdus, éperdument.
Je sais, c’est peut-être trop demander à la Vie ici-bas mais
cette année, s’il vous plaît, je nous souhaite de ne perdre personne.
1er janvier 2016
Le rêve d’Accatone
Je longeais le mur d’Accatone
et marchais dans son rêve blanc
Les mots avaient déserté la couleur de la mer
L’impossible fracas du silence
Ecume alentie
Sous le ciel haut
Un goéland
Un seul
Mais extirpé du songe
– oiseau réminiscent –
Aux ailes roses
Comme s’il avait absorbé tous les ponants du monde
29 décembre 2015
La bonne aventure
C’est à l’enfant
Que s’adressent le soleil d’épices
Les parfums moites
Echardes de miroir fichées
Sur une paume muette
La diseuse d’aventure peut bien rayer
Le ciel
La lumière
Le chemin
Une drôle de mélodie
Pianote – frisson peau –
Sur le tambourin de la mémoire
22 décembre 2015
Letchi
J’ai mordu dans le mot
Letchi
Charnu et rond
J’en ai l’onomatopée à la bouche
12 décembre 2015
Carnet de vol
D’un seul rai de soleil
Frotté au noir soufre du ciel
S’embrase tout un pan de jour
De mon journal de bord
C’est le dernier fait d’hiver
Ensuite
J’ai viré de l’aile
Sous la canopée des nuages
J’écris désormais
Dans la marge verte du tarmac
4 décembre 2015
Vibratile
Le vent monte du fleuve
Ronfle aux vitres ouvertes
Comme un gros papillon
Aux immatérielles ailes
10 septembre 2015 le long du Rhône
Escales de nuit
La nuit, j’attroupe les mots entre parenthèses
Le jour les ouvrira
ou pas
On pourrait penser la mer au bout
mais non
C’est une escale qui nous échappe
Si vous aimez la mer
on revient
Essorer ta fièvre
5 septembre 2015
Au large de
Rétro
J’égrène les mots au compteur
comme on égrène les arbres
Au large de
L’automne de Bourges
ou presque
360°
Touraine
Plus de ciel autour
on ne peut pas
Les bêtes à cornes de la Bourgogne
L’élan figé, recommencé
des cerfs de panneaux
Vous me dîtes si vous aimez la terre, on s’arrête
Elle est grasse au grain noir
onctueuse
Du 2 au 10 septembre 2015
Et vice versa
Je dévide les rives dont je m’éloigne
pour mieux leur donner sens
Le devoir d’aller
Le droit de me tenir au large
1er septembre 2015 Montélimar
Aller
Les routes saignent bleu le paysage
Entre pluie et lumière
perspectives de collines
C’est tout à fait ce qu’il me faut
Du loin devant
et encore devant
du loin derrière
31 août 2015 quelque part au départ
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