Elle est trop tard la vie,
la course d’Est en Est,
de matin en matin,
connectée aux rumeurs des galets.
Geyser écume qui t’éclabousse,
sanglot en travers qui t’éclabouche.
Tu t’es donnée ce rendez-vous avec la mer.
Tu t’es inventée cette urgence
chaque demain.
Et je reviendrai toujours
parce qu’elle est trop tard
la vie pour rien
sans tes mains sur la guitare.
Je reviendrai toujours
parce qu’il fait bon s’attabler
aux notes apaisées
que tu joues.
C’est comme ça qu’on s’amarre.  

 

Janvier 2011