Peur irrationnelle
à la mesure de
la beauté des horizons brûlés
Les vents fouisseurs
ont foré dans la roche
des tourbillons de néant

Peur de tout perdre
maintenant que j’ai tant
Ne rien omettre de la joie
quitte à parfaire
le contour des choses

Instants éparpillés
dans le désordre des étoiles
si délébiles à force de n’être plus

Fines spirales au cœur de l’arbre
où s’inscrit le temps concentrique

De la peur et de la beauté
et de la vie qui passe
je ne contrôle rien
Je n’ai jamais tenu
que la lumière des voix et des visages

 

11 août 2017

 

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